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Une politique d'exclusion se substitue à la politique d'exception, instaurée sous la Troisième République, elle-même liée au contexte national et international. Il s'agit bien pour le nouveau régime d'exclure et d'interner tous les réfractaires à la "Révolution nationale" soit "l'anti France" dont parle Charles Maurras (Juifs, francs-maçons, communistes et étrangers), responsable de tous les maux. La collaboration d'Etat, affirmée dès les débuts du régime, est là encore évidente. A partir de l'été 1942, les lieux d'internement de la France de Vichy sont utilisés par les Allemands pour y faire transiter ceux qui sont arrêtés avant qu'ils ne soient déportés. Près de Grenoble, dans le haut-Grésivaudan, une fortification datant du XVIème siècle, Fort Barraux, devient à partir de juillet 1940, un "centre de séjour surveillé". Là, vont être internés des " Français indésirables " : communistes, syndicalistes, Juifs puis délinquants économiques. Cet exemple local est relié à l'ensemble du réseau des lieux d'internement par les photographies de Patrick Bard qui présentent à la fois ces lieux et des portraits de témoins qui y ont séjourné et propose une réflexion sur la fragilité des traces de leur histoire. |