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Les expositions

Exiliados. Le refuge chilien en Isère

Exposition présentée du 14 juin au 21 octobre 2013

Quarante ans nous séparent de l'avènement de la dictature militaire qui dirigea le Chili de 1973 à 1990. Ce régime de terreur a engendré la mort de milliers d'opposants et l'exil de centaines de milliers d'autres à travers le monde et notamment en France. À l'occasion de cette commémoration, le musée a souhaité revenir sur la répression dont la junte s'est rendue coupable et les résistances que celle-ci tenta de briser. Des événements qui demeurent largement ignorés en France alors même que l'Hexagone, et l'Isère en particulier, fut une terre de refuge pour beaucoup d'exilés. Leur installation comme la solidarité dont ils ont bénéficié à l'époque occupent une place centrale de cette exposition. Elle questionne également sur l'évolution politique du Chili depuis la dictature et les enjeux judiciaires pour que la lumière soit enfin faite sur les crimes qu'elle a perpétrés.

Ce travail qui s'appuie principalement sur le témoignage des exilés et leurs archives, a bénéficié des contributions du collectif d'associations iséroises Chili 1973-2013, Mémoires et Résistances. L'exposition est également constituée d'un ensemble de photographies exceptionnelles proposées par le Musée de la Mémoire et des Droits de l'Homme de Santiago, issues de la série FRAGMENTOS/ MEMORIAS/ IMÁGENES. A 40 años del golpe, comme autant d'images pour lutter contre l'oubli.

Avec la collaboration du Musée de la Mémoire et des Droits de l'Homme de Santiago et la revue Hommes & Migrations et le concours du collectif Chili 1973-2013, Mémoires et Résistances

Vous pouvez retrouver le collectif Chili 1973-2013, Mémoires et Résistances sur leur site internet ici

L'exposition

À la veille du coup d'État

Marquée par de profondes disparités sociales, la longue tradition de luttes pour réduire les inégalités aboutit en 1970 à l'élection à la présidence du leader socialiste Salvador Allende. En pleine guerre froide, Allende cherche à incarner une troisième voie entre capitalisme et stalinisme. La révolution qu'il projette est pacifique et légaliste.

Avec l'appui des services secrets étasuniens, la droite chilienne tente de déstabiliser le gouvernement. Les attentats se multiplient, une pression constante est exercée et le grand patronat initie une tactique de boycott de l'économie. Les médias conservateurs appellent les forces armées à prendre position face au « danger marxiste ». Minoritaire au parlement, l'action de l'Unité populaire perd toute efficacité.

 Le temps de la dictature militaire

Le 11 septembre 1973, un putsch militaire est organisé avec à sa tête, le général Augusto Pinochet.

Pendant presque 17 ans, la dictature pratique une violation des droits humains, ferme le Parlement, interdit les partis, réprime les syndicats, pratique la censure... tortures, assassinats. Un système d'information et de répression se met en place. L'Opération Condor qui unit les dictatures d'Amérique du Sud dans la traque des militants et défenseurs des Droits de l'Homme contraint des centaines de milliers de Chiliens à l'exil.

À partir de 1983 émergent d'importantes protestations populaires. Un secteur de l'opposition commence à négocier une sortie de la dictature. Suite à une légère ouverture du régime, le référendum de 1988 rejette Pinochet.

De l'exil chilien en France et dans le monde

Entre 180 000 et 500 000 Chiliens quittent leur pays durant la dictature. Trois phases se dégagent : un flux massif de 1973 à 1976, une nouvelle progression de 1983 à 1988, avant un infléchissement.

Plusieurs pays accueilleront les réfugiés. Dès le 28 septembre 1973, le gouvernement français donne son accord pour cet accueil après une mobilisation rapide au sein de la société civile. Une fois arrivés, les exilés poursuivent pour certains d'entre eux leur engagement en dénonçant les crimes de la dictature.

Du Chili à l'Isère

Si la mobilisation locale autour de la cause chilienne est importante, le nombre d'exilés en Isère est relativement modeste. Menacés au Chili, en raison de leurs activités politiques et syndicales, ils sont en majorité étudiants, ouvriers, agents publics...  À la même époque des Argentins, des Uruguayens et des Brésiliens trouvent également refuge dans ce département pour échapper aux dictatures sud-américaines. L'action des associations et des pouvoirs publics permet rapidement l'ouverture de lieux d'accueil pour les exilés.

Au lendemain de la dictature, une infime minorité fera le choix de retourner au Chili, mais beaucoup continueront de lutter pour leurs idéaux à travers des carrières dans l'enseignement ou le travail social.

Solidaires des exilés

La mobilisation exceptionnelle des acteurs de l'agglomération grenobloise permet d'organiser rapidement l'accueil des exilés et de les aider matériellement et moralement. Des foyers sont créés pour trouver des solutions pour l'insertion et permettre l'apprentissage du français. Dès septembre 1973, une solidarité politique se met en place à travers des manifestations et des meetings pour témoigner du soutien au peuple chilien et dénoncer la répression de la junte. Cette solidarité perdure encore aujourd'hui.

Démocratie et justice...

La « Concertation des partis pour la démocratie » a façonné durant 20 ans une démocratie parlementaire limitée. Toujours en vigueur, la Constitution de 1980 rend possible l'impunité et prescrit les crimes de la dictature. Suite à l'élection présidentielle de 2010, un grand mouvement social issu de la société civile et de la jeunesse pour l'éducation semble dire que la démocratisation réelle doit maintenant commencer ..

Du travail de mémoire et d'histoire

Depuis la fin de la dictature, les associations de parents des victimes, les collectifs pour les droits humains poursuivent inlassablement leur combat au Chili pour la justice et la mémoire. La période de la dictature commence à peine à être enseignée à l'école. Pour certains, il est préférable de passer ces années sombres sous silence tandis que la jeune génération souhaite en tirer les leçons pour le présent et l'avenir du Chili.

Fragments / Mémoires / Photos. 40 ans après le coup d'État

Quinze clichés issus des collections du Musée de la Mémoire et des Droits de l'Homme de Santiago témoignent de la répression opérée par le régime, mais aussi de la résistance de la société civile.

La publication

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Exiliados

Collectif

Prolongeant l'exposition du musée, cet ouvrage est la première publication dédiée à l'histoire des exilés chiliens en Isère. Au-delà des résonances locales...
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