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Le musée

L'histoire du 14 rue Hébert
Le MRDI ne peut isoler l’histoire de son bâtiment puisqu’il fait partie plus globalement d’un ensemble architectural qui fut autrefois réunis pour adopter tour à tour différentes fonctions.

A propos du bâtiment…

Le Musée de la Résistance et de la Déportation s'est implanté, au 14 rue Hébert, dans le bâtiment sud (à l'angle de la rue Hébert et de la rue des Dauphins). Il fait partie plus largement d'un ensemble architectural en forme de U, qui possède par sa disposition, une cour ouverte sur la rue des Dauphins. Fort d'un long passé, cet ensemble architectural a connu une succession d'événements, de transformations et d'hommes qui ont forgé son caractère, ses caractéristiques, et plus globalement son charisme que l'on connaît de lui aujourd'hui.

Il fut un temps, cet ensemble architectural composé de deux ailes (dont l'une, au sud, est occupée par le Musée) et d'un corps central joignant aujourd'hui la rue Hébert à celle Cornélie-Gémond, n'avait qu'une seule et même affectation : École de sculpture architecturale d'abord, au milieu du XIXe siècle, puis Institut de zoologie et de pisciculture de la faculté des sciences de Grenoble, au début du siècle suivant, services municipaux, enfin, dans les années 1960. Il résulte de ces occupations successives une histoire particulièrement riche, presque oubliée aujourd'hui, alors même que la majeure partie de ce patrimoine a survécu au temps.

Aujourd'hui, le MRDI, la cantine de l'école maternelle Cornélie Gémond, et le service de nettoiement de la ville se partagent cet ensemble architectural, régit pour l'un, par le Département de l'Isère et pour les autres, par la commune de Grenoble.

L’édification de l’école de sculpture architecturale (1863 – 1905)

C'est sous l'impulsion de Charles Aimé Irvoy ( Sculpteur, Vendôme 1824 - Grenoble 1898) qu'une nouvelle école de sculpture architecturale voit le jour en 1863. Composée de deux bâtiments, le premier ouvert sur la rue Lesdiguières (actuelle rue Hébert) et le second sur la rue Eugénie (actuelle rue Cornélie-Gémond), l'école comprend des salles de cours, des ateliers de pratique, un entreposage pour les modèles et les appartements du directeur.

Aimé Irvoy formé aux Beaux-arts de Paris est alors directeur de la première école de sculpture architecturale située rue Champollion. Il succède au sculpteur et fondateur de l'école, Pierre Victor Sappey après sa mort en 1856.

En 1861, exproprié de la rue Champollion en raison de la construction de la préfecture, Charles Aimé Irvoy sollicite la ville de Grenoble pour construire des ateliers ainsi que ses appartements sur l'ilot attenant à l'asile Cornélie (aujourd'hui école maternelle Cornélie-Gémond).

La municipalité décide de céder ce site à Aimé Irvoy lors d'une délibération du 16 décembre 1861.

La continuité est assurée par le remploi de matériaux de démolition et d'éléments décoratifs de l'ancienne maison Sappey dans les nouveaux bâtiments. Les travaux s'achèvent en 1863.

En 1874, un incendie causé par le four à émaux ravage l'école, entraînant d'importants travaux sur les planchers et la charpente.

En 1895, l'école de sculpture architecturale devient l'école des arts industriels.

En 1897, Henri Ding, sculpteur, prend la suite d'Irvoy, et propose dès l'année suivante de très importants travaux. Ce projet quoique accepté dès 1898 ne se concrétisera pas.

La même année, la direction passe à Urbain Basset, également sculpteur, lequel préside en 1910 au déménagement de l'école dans les actuels bâtiments de l'école des Beaux-arts situé rue Lesdiguères.

L’institut de zoologie et de pisciculture (1910 – 1965)

A cette période, il est mentionné dans un descriptif des lieux que le bâtiment nord (aujourd'hui ouvert sur la rue Cornélie-Gémond) est en assez mauvais état, ce qui n'est pas le cas du bâtiment nord (situé actuellement rue Hébert).

À l'étroit dans les sous-sols de l'Université de Grenoble située place de Verdun, l'institut de zoologie et de pisciculture intègre les bâtiments de l'ancienne école de sculpture en 1910 laissé alors vacant. Sous la direction de l'architecte Jacques Rome, un large programme de rénovation et d'agrandissement débute pour accueillir les laboratoires de zoologie rue Hébert et ceux de pisciculture rue Cornélie-Gémond, ainsi qu'une salle d'études comportant des collections de références pour l'enseignement. L'ensemble des bâtiments se dotent d'un riche décor en rapport avec l'activité piscicole et la cour s'agrémente de bosquets et de bassins consacrés à l'élevage et à la reproduction des poissons.

Le projet de l'architecte Jacques Rome, se décline comme suit :

- Un service de zoologie dans l'ancienne école des arts industriels augmentée d'un bâtiment construit à la suite en façade sur la rue Hébert (actuels locaux du Musée de la Résistance)

- Un service de pisciculture sur la rue Cornélie Gémond, avec au rez-de-chaussée les laboratoires, et au premier étage un musée de pêche et de collections piscicoles régionales.

En 1965, l'Université décide de déplacer ces installations sur le tout nouveau campus de Saint-Martin d'Hères, laissant place aux services de la ville. La cantine de l'école maternelle voisine et le service de nettoiement investissent le bâtiment nord et l'aile est.

En 1994, le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère est installé au 14 rue Hébert.

On peut encore observer, sur la façade principale du bâtiment rue Cornélie Gémond, le blason de l'Université (composé du dauphin, des trois roses de Grenoble et d'un livre symbolisant le savoir), des dauphins, et une coquille. D'autres décors, représentant des poissons, sont aussi visibles au bord des toits et à l'arrière du bâtiment sur des céramiques.

La fontaine mystérieuse

Dans le vestibule du pavillon ouvert sur la rue Cornélie-Gémond, se dessine une élégante fontaine mise en dépôt depuis 1912 par la Manufacture de Sèvres. Elle est disposée dans une large niche en plein cintre soulignée d'une moulure retombant sur le bassin taillé dans un calcaire de type pierre de Villebois. Au centre, se dresse un triomphe en biscuit de Sèvres blanc mat, intitulé L'eau et signé Raoul Larche (sculpteur français de l'Art nouveau). La sculpture en forme de pyramide présente dans une composition pleine de vie, des corps de jeunes éphèbes étreignant les reliefs ou alanguis sur leurs pentes dominés au sommet par une belle naïade.

L'exposition « Voyage dans le temps et l’espace, le 14 rue Hébert… »

Retrouvez l'histoire passionnante de ses bâtiments et de ceux qui lui sont attenants, avec la possibilité d'emprunter gratuitement l'exposition temporaire créée à l'occasion de la 28ème édition des journées du patrimoine...

L'exposition temporaire « Voyage dans le temps et l'espace, le 14 rue Hébert... » se présente sous la forme d'un parcours historique de 12 panneaux et grilles, agrémentés d'illustrations, de photographies d'époques et d'archives. Pour la 28ème journée du patrimoine et sous le thème général « le voyage du patrimoine », le MRDI offre aux spectateurs la possibilité de se plonger au fin fond de son histoire à travers la (re)découverte de son patrimoine architectural et des noms qui ont forgé son identité. Prétexte aussi pour remettre à l'honneur des éléments inédits comme la mystérieuse fontaine, datant de la deuxième moitié du XIXème siècle d'un dénommé François Raoul Larche, provenant d'une illustre manufacture, celle de Sèvre.

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