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Les expositions

Spoliés ! DERNIERS JOURS !

Une exposition d'intérêt national

Après le discours du Président Jacques Chirac, reconnaissant en 1995 la responsabilité de la France dans la déportation des Juifs et au moment où Jean Mattéoli se voit confier la direction d'une mission d'étude sur la spoliation des Juifs sous le régime de Vichy, des recherches semblables sont lancées à Bordeaux, Toulouse, Lyon et Grenoble. Sous l'égide de la municipalité de Michel Destot, une commission d'enquête est mise en place à Grenoble en 1997 et  demande en 2001 à l'historien Tal Bruttmann de faire toute la lumière sur les spoliations dont les Juifs furent victimes en Isère. La publication du rapport final de cette commission, édité en mai 2010 aux Presses universitaires de Grenoble, est à l'origine de cette exposition.

De 1940 à 1944, le régime de Vichy et l'occupant allemand mettent en place une politique antisémite qui, avant de devenir meurtrière, commence par l'exclusion. Hommes, femmes et enfants juifs sont mis au ban de la société, privés de leurs droits, recensés et marqués. Sous couvert de légalité, l'administration française va les déposséder peu à peu de leurs biens, même des plus modestes.  Cette politique d'état prend le nom d' « aryanisation économique ».

Présentée dans les salles des pas perdus de l'Ancien palais du parlement de Grenoble, l'exposition met en lumière l'accomplissement de ce processus administratif impitoyable. Le nazisme, la guerre, l'antisémitisme, la politique du gouvernement de Vichy et la situation des Juifs sont abordés tour à tour pour tenter de comprendre pourquoi et comment cette politique a pu être menée à bien dans l'indifférence à peu près totale de la population française. Au travers de cas isérois, le mécanisme d'« aryanisation » est contextualisé et examiné dans le cadre d'une muséographie pédagogique et innovante, signée du scénographe catalan Ignasi Cristià. Un regard est également proposé sur ce que les mémoires conservent de ces mesures peu connues à partir des témoignages de Lionel Jospin, d'Alain Juppé, d'Antoine Veil, d'Annette Wievorka, de Théo Klein, de Freddy Raphaël et d'autres encore, qui les évaluent ou tentent d'en tirer les leçons.

Le parcours de l'expo

L'Europe aux prises avec le nazisme, l'antisémitisme et la guerre
Les premiers pas du visiteur dans l'exposition le conduisent à se replonger dans le contexte historique, économique et politique qui ont conduit à l'"aryanisation". Trois facteurs apparaissent comme particulièrement déterminants : le nazisme, l'antisémitisme et la guerre.

La France de l'Etat français
L'« aryanisation », processus administratif impulsé par l'Allemagne, est organisé et mis en place par le gouvernement de Vichy. Dans le contexte idéologique de la Révolution nationale qui prône le retour au « vraies » valeurs et stigmatise les responsables du complot qui auraient ruiné la France, les Juifs, notamment,  deviennent alors  une cible majeure. La mise en place de lois raciales et le recensement qui suit sont les prémices d'une politique d'exclusion visant une catégorie bien définie de la population.

Les administrations de l'Etat français
Concrètement, une série de mesures antisémites trouvent leur application à travers différents organismes d'Etat : la préfecture, la police et la justice. Tous travaillent main dans la main à l'identification, l'exclusion et la dépossession systématique des Juifs. Le Commissariat général aux Questions Juives (CGQJ) est spécialement crée pour répondre à ces objectifs.

La situation des Juifs
Face à la montée de l'antisémitisme en Europe, dans les années 1930, des dizaines de milliers de Juifs allemands, autrichiens, tchécoslovaques, polonais ou hongrois, trouvent refuge en France, seul pays qui accepte encore de les accueillir. Certains d'entre eux viennent s'établir à Grenoble. Comment ces personnes, ces familles ont-elles vécu cette exclusion, ces pressions et la guerre ?

L'« aryanisation »
Comme tout processus administratif, l'"aryanisation" économique peut être analysée étape par étape. D'apparence légal, ce procédé rend effectives les lois votées par l'Etat français de Vichy. Processus divisé en trois étapes majeures, un « bien juif », quel qu'il soit, est d'abord identifié et soustrait à son propriétaire au profit d'un administrateur provisoire afin d'être vendu à un « non-juif ». Détaillé sobrement, cette partie de l'exposition introduira la présentation d'un échantillon représentatif de cas, autrement dit, des faits et de leur violence.

Être « aryanisé »
La Compagnie Industrielle d'Uriage, la ganterie Fischl, le magasin la Providence, les chaussures André, un marchand de bonnet, un marchand forain, l'appartement de Madame Babatt... sont autant d'entreprises et de personnes, connues ou pas, touchées de plein fouet par ces mesures. A partir de documents d'archives tels que des photographies de prospection, des courriers, des affiches de mise en vente, des témoignages... le visiteur peut prendre toute la mesure de la spoliation opérée alors par la France.

De l'«aryanisation » à l'extermination
Progressivement, l'étau se resserre : marqués, recensés, dépouillés et exclus, les Juifs sont alors destinés à l'extermination. Des choix scénographiques audacieux jouent rendent ici compte du désastre en cours.

Restitutions et mémoires
Comment réparer ? Comment rendre justice ? Dès la Libération, rendre la justice aux victimes de spoliation est au cœur des préoccupations. Yves Farges et Emile Terroine jouent un rôle majeur pour le rétablissement de la légalité républicaine, l'abrogation des lois raciales et la restitution des biens. Un regard est également proposé sur ce que les mémoires conservent de ces mesures peu connues à partir des témoignages de Lionel Jospin, d'Alain Juppé, d'Antoine Veil, d'Annette Wievorka, de Théo Klein, de Freddy Raphaël, de Michel Destot, de Georges Lachcar et de Tal Bruttmann.

Vues de l'expo

Informations pratiques

Exposition réalisée par le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère
présentée à l'Ancien palais du parlement, Place Saint-André à Grenoble.
ouverte du mercredi au samedi de 9h à 18h
Renseignements : 04 76 42 38 53
Entrée libre

L'exposition « Spoliés ! L'"aryanisation" économique en France. 1940 - 1944 » a été réalisée grâce aux financements de :
La Fondation pour la Mémoire de la Shoah
La Région Rhône-Alpes
Le Ministère de la culture et de la communication, au titre des expositions d'intérêt national
La Ville de Grenoble
et le Département de l'Isère

Vidéos

Reportage de France 3 Grenoble - Mai 2010

 

 

Reportage de France 3 Alpes - Mai 2010 

 

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