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Les collections

L'objet du mois

Chaque mois, l’équipe du musée vous fait découvrir l’histoire d’un objet issu de ses collections : une nouvelle acquisition, un don ou encore un objet conservé dans ses réserves !

#1 Œuvres d’art ou de mémoire ?
Le Musée a bénéficié d’un don exceptionnel en juillet 2017 : trente-sept croquis originaux d’audience réalisés du 11 mai au 4 juin 1987 lors du procès de Klaus Barbie. L’ancien chef de la section IV B4 du SD de Lyon (Sicherheitsdienst, « service de la sécurité » de la SS), notamment responsable des arrestations et déportations de Jean Moulin et des quarante-quatre enfants d’Izieu, a été condamné à perpétuité lors de son procès qui s’est tenu à Lyon du 11 mai au 4 juillet 1987. C’est l’auteure des planches, Yolande Rinchet, qui est venue les remettre au MRDI. Reportrice dessinatrice, elle a croqué pendant près de quarante ans les accusés et témoins de nombreux procès d’assise de la région Rhône-Alpes, dont celui du « boucher de Lyon » pour Le Dauphiné Libéré ou Lyon Matin. Ce sont ainsi 37 croquis de témoins ou magistrats réalisés sur le vif qui sont venus enrichir les collections du musée. Légende du verso : Lyon le 11 mai 1987. Klaus Barbie écoutant la longue lecture de l’acte d’accusation par le greffier J.C. Dugave.

 

#2 Résistez, c’est gagné !
À l’occasion de l’exposition présentée en 2016-2017 La BD prend le maquis !, le musée avait pu exposer deux jeux édités dans les années d’après-guerre. Ces jeux avaient été prêtés par un particulier originaire de Bretagne, collectionneur d’objets de la vie quotidienne relatifs au second conflit mondial. Le premier est un jeu de plateau intitulé « Ici…Radio maquis » dans lequel deux équipes s’affrontent (celle des maquisards et celle des Allemands) à coups de lancers de dés avec des missions à remplir tout en faisant prisonniers les combattants adverses. Malheureusement les cartes à jouer, le dé, et les pions sont manquants.
Le deuxième jeu, « Le maquis, attaque d’un convoi », est une planche cartonnée dans laquelle il faut découper des personnages de maquisards, des véhicules et des décors afin de reconstituer une scène de combat sur la « Route de la liberté », comme l’indique le panneau de signalisation.
À la fin de l’exposition le prêteur a généreusement fait don des deux jeux au musée qui viennent compléter les collections.

#3 Du coup de feu au coup de fil
Les collections du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère s’enrichissent régulièrement de dons faits par des particuliers qui retrouvent des objets dans les greniers ou caves de leurs parents ou grands-parents. Cette fois-ci c’est d’un don original dont a bénéficié le musée. C’est en effet la gendarmerie d’une commune du Nord-Isère qui a contacté nos services pour nous proposer un pistolet allemand Luger saisi lors d’une intervention.
Le propriétaire de l’arme, qui s’est présenté comme un ancien résistant, aurait récupéré ce pistolet en Alsace pendant la Seconde Guerre mondiale. Doté d’une sureté et frappé de l’aigle, l’arme indique une date de fabrication de 1940. Ce type de pistolet équipait l’armée et la police allemandes.
C’est au mois d’octobre 2017 qu’une délégation du musée est allée prendre possession de la pièce qui vient rejoindre ses collections.

#4 Un objet peut en cacher un autre
Le musée présente dans son exposition temporaire, Former l’élite. L’École nationale des cadres de l’État français, Uriage 40-42, un objet étonnant : un ticket de « tram » ! Ce titre de transport, oblitéré le 30 avril 1942, a pour particularité d’avoir été trouvé fortuitement dans un ouvrage issu du « fonds Yvonne Jacquot », ancienne secrétaire de l’École et résistante, donné au musée par sa famille en 2013. Ce ticket des tramways VFD (Voies ferrées du Dauphiné), qui a certainement servi de marque-page dans une seconde vie, a été utilisé pour effectuer un aller-retour entre l’arrêt « Grenoble-Postes » situé Square des Postes (devenu Square docteur Martin) et Uriage-les-Bains (l’ancienne station accueille aujourd’hui l’Office de tourisme). Le prix indiqué pour parcourir les onze kilomètres est de neuf francs (soit environ 2,60 €, ou encore l’équivalent de 3 kg de pain d’alors). Les futurs stagiaires, après avoir pour la plupart effectué un long voyage en train jusqu’à Grenoble puis en tramway jusqu’à Uriage, devaient ensuite parcourir à pied les derniers mètres pentus qui permettaient d’accéder au château qui abritait l’École. Dès 1940, celle-ci visait à former les futures élites du pays. Elle fut fermée fin 1942 et une partie de ses membres entra dans la Résistance...

#5 Un trésor devant la porte
Un matin de juin 2017 l’interphone du musée sonne. La directrice a juste le temps d’entendre une voix masculine dire qu’elle laisse de la « documentation » devant la porte. On découvre un sac rempli d’objets et de documents dédiés au maréchal Pétain : fanions, porte-clefs, almanach, revues de la Légion française des combattants, cartes postales, recueils de ses « appels » et « messages » aux « Enfants de France » ; près d’une centaine de coupures de presse relatant son procès de 1945, son état de santé, les actions menées par ses fidèles pour sa mémoire et sa réhabilitation ; et enfin quatre journaux différents datés du 24 juillet 1951 annonçant sa mort survenue la veille.
Don express ou délibérément anonyme d’objets retrouvés dans le grenier d’un aïeul nostalgique du chef du régime de Vichy ? Telle est la question ! Toujours est-il qu’ils complètent désormais les collections du musée.

#6 Les évadés rejoignent le musée
Les collections du musée viennent de s’enrichir de documents donnés par l’Association Départementale des Combattants Prisonniers de Guerre – Combattants d’Algérie Tunisie Maroc. Ce sont les dossiers de 390 soldats de l’armée française faits prisonniers par les Allemands lors des combats de 1940 et à s’être ensuite évadés. Ces dossiers, constitués pour la plupart du bulletin d’adhésion et de témoignages attestant de leur évasion, permettent de retracer le parcours d’isérois ayant parfois repris le combat après avoir recouvré leur liberté : Marin Dentella est capturé dans l’Aube en juin 1940 mais s’évade à Laon en juillet avant de rentrer en Isère où il participe à la fondation du mouvement Franc-Tireur. Arrêté par la police de Vichy en octobre 1942, il s’évade à nouveau et rejoint le maquis du Vercors.
Roger Germain est fait prisonnier à Calais en mai 1940. Détenu dans un stalag de Poméranie il s’évade le 25 mai 1941 avant d’être repris 13h plus tard. Évadé à nouveau avec 16 camarades de son kommando (camp de travail) en février 1945, il participe à la bataille de Stettin sous l’uniforme de l’Armée rouge avant de rentrer à Grenoble.

#7 Le temps s’est arrêté le lundi 29 novembre 1943
C’est un objet émouvant qui est venu enrichir les collections du musée en 2016 : un calendrier figé au mois de novembre 1943.
Jean Perrot est à 39 ans chef départemental du mouvement Franc-Tireur et membre du directoire des Mouvements Unis de la Résistance. Le 29 novembre 1943 à 16h, en pleine « Saint-Barthélemy grenobloise », deux hommes du SD (service de sécurité de la SS) se rendent sur son lieu de travail, aux établissements Sappey, pour l’interroger ou l’emmener. Après une discussion musclée dans son bureau, les policiers l’abattent de deux rafales de mitraillette. Le temps s’arrête alors pour son épouse Madeleine qui ne touche plus à « L’évangile-calendrier » de leur appartement de la rue Thiers, qui reste bloqué sur la page du lundi 29 novembre 1943.
Ce calendrier ainsi que d’autres objets appartenant à Jean Perrot seront précieusement conservés par sa famille pendant des décennies jusqu’à ce que son fils Patrice, qui avait quatre ans à la mort de son père, n’en fasse don au musée. Ce calendrier ainsi qu’un béret et une fausse carte d’identité utilisée par Jean Perrot, sont venus prendre place dans l’espace muséographique rénové en mai 2017 et consacré à la période charnière de l’automne 1943 en Isère.

#8 Résistante jusqu’au bout des crampons
À 40 ans, Isaure Luzet est en 1939 la propriétaire de la pharmacie du Dragon située cours Jean Jaurès à Grenoble. Fille de militaire, elle s’engage dans la défense passive au début de la guerre. Après la défaite de 1940 elle cache dans son appartement, situé au-dessus de son officine, des hommes et des couples juifs en transit vers la Suisse que la congrégation Notre Dame de Sion, installée en face de sa pharmacie, ne peut accueillir clandestinement sans éveiller les soupçons. Sous le nom de guerre de « Claude » elle se rapproche de réseaux de renseignements tels Gallia ou Mathilda. Elle cache aussi des résistants à qui elle fournit des faux papiers. Cheftaine scout expérimentée, cette femme de caractère équipée de ses solides chaussures et de son piolet, n’hésite pas à rejoindre les maquis pour les ravitailler elle-même en vivres et médicaments. 
Après la guerre, elle continue de s’investir à la Croix-Rouge ainsi que dans différentes associations de résistants. Elle reçoit plusieurs distinctions dont la médaille de la Résistance en 1947 et le titre de Juste parmi les Nations en 1988. Elle décède en 1994 à Corenc.
Le musée a reçu en don ces objets symboliques de son engagement en 2016.

#9 La valise qui valait 6 millions
Nous évoquons souvent des documents récemment acquis par le Musée, mais revenons cette fois-ci sur un objet de nos collections plus ancien.
Paul Gariboldy, dit Vallier, a 24 ans en 1943 quand il prend la tête d’un groupe-franc du mouvement Combat. Assisté de son ami Jean Bocq, dit Jimmy, il  devient le spécialiste des opérations « coups de poing ». C’est ainsi que pour financer les mouvements de Résistance,  ils réalisent le 9 mars 1944 le hold-up de la Poste centrale de Grenoble située alors place Vaucanson. Ils dérobent 6 millions de Francs (environ 1,2 millions d’euros) qu’ils cachent dans une valise. Mais suite à une dénonciation, Vallier est abattu le 22 mars. Dès le lendemain, Georges Bois, dit Sapin, également membre de Combat, récupère la valise dans la chambre de Vallier au 5 rue Marceau chez Mme Ockly. L’argent est partagé entre le maquis du Vercors (3 millions), les Mouvements Unis de la Résistance (2 millions), le maquis de l’Oisans (600 000 F.) et Combat. Aujourd’hui, même si la valise donnée au musée par Bois-Sapin contient des « faux », c’est précieusement que nous la conservons.

 

Le Centre de Documentation

/!\ ATTENTION /!\

Le centre de documentation ne sera plus accessible à compter du 1er novembre 2018, pour une durée indéterminée.

 

Le centre de documentation du musée est ouvert aux élèves, aux étudiants, aux professeurs aux chercheurs mais aussi au grand public sur rendez-vous.

L'inventaire informatisé des collections a permis de développer une cellule documentaire composée d'une bibliothèque (ouvrages consultables sur place), d'une vidéothèque (témoignages d'anciens résistants et déportés) et d'une photothèque. Ces ressources permettent également de faire des recherches pour les travaux personnels encadrés (TPE) et le concours national de la Résistance et de la Déportation.

Des revues de presse annuelles en lien avec les thématiques de la Seconde Guerre mondiale et des Droits de l'Homme sont également à votre disposition et consultables sur place.

Les films du musée

Exilios chilenos / Exils chiliens
40 ans après le coup d’Etat militaire
Grenoble/Isère/France

Film documentaire réalisé par Michel Szempruch (2013, 60 minutes).
Les 17 témoignages de ce documentaire retracent le parcours des Chiliens venus se réfugier en Isère. Ces hommes et ces femmes évoquent les souvenirs de l’extraordinaire expérience qu’a été l’Unité Populaire, de leurs luttes, du coup d’État de Pinochet, de la répression, de la résistance et de l’exil forcé. Ce film met en avant le rôle majeur qu’a joué Grenoble dans la solidarité et l’accueil des Chiliens durant les années 1973-1984.


La traque de la Résistance
« La Saint-Barthélemy grenobloise »

Film documentaire réalisé par France Images Production (2013, 26 minutes).
Entre le 25 et le 30 novembre 1943, quelques-uns des principaux responsables de la Résistance iséroise tombent sous le feu d’une équipe de collaborationnistes lyonnais dirigée par Francis André (« Gueule tordue »). À l’initiative du lieutenant SS Moritz, cette vaste opération de démantèlement a été rendue possible par l’arrivée de l’occupant allemand à Grenoble au mois de septembre. Appelées « Saint-Barthélemy » en référence aux massacres des protestants de 1572 au cours des guerres de religion, ces journées sont également connues sous le nom de « Semaine sanglante ».


Cette part d’humanité
Film documentaire réalisé par Denis Ramos (2012, 52 minutes).
Face à la répression dont la population juive a été victime durant la guerre dans notre pays, des actions de solidarité ont permis d’épargner de très nombreuses vies humaines. À la faveur de l’exposition Justes de l’Isère, le Musée de la Résistance est à l’initiative d’un film basé sur les témoignages des derniers acteurs de ces sauvetages dans le département, depuis honorés par l’État d’Israël, ainsi que de ceux qui en ont bénéficiés. Ils gagent que dans les pires heures de notre histoire, des parcelles d’humanité ont survécu à la barbarie. Pour la plupart inédits, ces récits sont accompagnés de nombreux documents d’archives.


Terre de refuge
Récits de l’exil

Film documentaire réalisé par Hernan Belòn et Favio Fischer (2009, 61 minutes).
Édité par l’Association grenobloise de solidarité avec le peuple argentin.
Dans le courant des années soixante-dix, plusieurs dictatures militaires sont instaurées dans les pays latino-américains pour éradiquer l’action de mouvements politiques et sociaux jugés subversifs. Des arrestations entraînent l’exil d’un million et demi de Latino-Américains. Plusieurs milliers d’entre eux - Chiliens, Argentins et Uruguayens, surtout — arrivent en France. Ceux qui viennent à Grenoble demeurent très reconnaissants de l’accueil qu’ils y reçoivent.


Pierre Fugain   
Un résistant dans le siècle

Film documentaire réalisé par Michel Szempruch (2009, 60 minutes).
Plusieurs entretiens avec le Dr Pierre Fugain, entre 2006 et 2008, ont permis d’enregistrer huit heures de témoignages filmés, désormais conservés au Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère. Ce film, qui n’en rassemble que des extraits, renseigne le parcours de ce résistant-militant, des années 1930 aux années 2000. Caractérisé par l’antifascisme, la défense des libertés et la fidélité aux valeurs de la France républicaine, ce parcours apparaît de bout en bout comme une ligne droite qu’aucun événement de ce siècle pourtant mouvementé, n’aura infléchie.


Résister, militer
Défendre les Droits de l‘Homme en Isère de la Libération à aujourd’hui

Film documentaire réalisé par Michel Szempruch  (2008, 66 minutes).
S’appuyant sur les témoignages d’une trentaine de militant(e)s associatifs et syndicaux appartenant à toutes les générations, le film met en évidence la diversité des causes défendues en Isère pour les Droits de l’Homme comme il fait apparaître les liens qui existent entre les luttes et les engagements d’hier avec celles et ceux d’aujourd’hui autour d’une période charnière qu’est la Résistance.


Ils ont survécu   
Les déportés rescapés 1945 – 2005

Film documentaire réalisé par Michel Szempruch  (2005, 39 minutes).
La parole est donnée à vingt-trois anciens déportés, arrêtés en Isère pour la plupart et rescapés d’Auschwitz-Birkenau, Buchenwald, Dora, Mauthausen, Dachau ou Flossenbürg, qui témoignent sur les conditions de leur retour de déportation.



Comme un vent de liberté   
La libération de l'Isère. 20 août - 2 septembre 1944   

Film documentaire réalisé par Michel Szempruch  (2004, 33 minutes).
Film qui fait revivre, à partir des témoignages de celles et ceux qui les ont vécues, les 14 journées de la Libération de l'Isère. Du 20 août, où le premier soldat américain franchit le col de La Croix Haute, au 2 septembre 1944, où Décines, alors iséroise, est libérée.

Les affiches des expositions temporaires depuis 1994

VOUS AVEZ DIT OBJET ?

Alice Buffet, chargée de la communication et de la médiation culturelle, raconte...
La cache de Pel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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